
Depuis plusieurs années, l’Érythrée arrive en tête des pays de provenance des demandeurs et demandeuses d’asile au Luxembourg. La communauté des Érythréen·ne·s s’agrandit sans faire beaucoup de bruit. Si on passe par le Rollingergrund un samedi dans la matinée, on peut s’étonner de croiser des groupes d’Érythréen·ne·s croyant·e·s, habillé·e·s de blanc, les femmes portant un voile en dentelle, se rendant à l’église. À part cela, on les remarque peu, ou pas. Témoignages.
B. avait 8 ans en 2017, quand elle a essayé une première fois de quitter l’Érythrée en compagnie de sa mère et de ses quatre sœurs. Leur père les avait devancées des années plus tôt. « Quand nous nous sommes finalement tous retrouvés au Luxembourg, j’ai rencontré mon papa. En Érythrée, on me disait toujours qu’il était parti travailler… loin. Je ne me souvenais pas vraiment de lui, même s’il a dû être là lors de ma petite enfance. J’ai été choquée quand il m’a été présenté, mais maintenant, ça va. »
« Tu ne peux pas mener une bonne vie en Érythrée », explique E., un garçon âgé de 14 ans aujourd’hui, et arrivé au Luxembourg en 2023. « L’Érythrée est née au début des années 1990 et nous avons eu le même président depuis. Il ne bouge pas[1]. C’est une dictature. Si tu n’es pas excellent à l’école, tu es obligé de rejoindre l’armée, et tu y restes jusqu’à ta mort[2]. Tu ne gagnes pas assez pour pouvoir fonder une famille. Les filles, elles ont encore le choix de trouver un mari. Mais pour les garçons, il n’y a pas d’autre option. » Pour la mère de B., qui a eu cinq filles, qu’elles en soient réduites au mariage n’était pas non plus une option. La tradition exige qu’elles fassent beaucoup d’enfants. La plupart des filles abandonnent l’école avant d’avoir atteint la majorité. La mère de B. voulait plutôt que ses cinq enfants aient une bonne éducation, qu’elles puissent décider pour elles-mêmes et qu’elles mènent une vie stable. C’est pour cette raison qu’elle s’était résolue à partir avec elles. « Elle a risqué sa vie, et la nôtre aussi, pour arriver ici. »
Pourquoi partir ?
B. poursuit : « En Érythrée, il n’y a pas vraiment de travail. Ensuite, si tu n’as pas de bonnes notes, tu peux juste rejoindre l’armée. Ils sont cruels, là-bas. Les punitions… Heureusement, je n’ai jamais vécu ça, mais c’est ce qu’on m’a raconté. En fait, comparés aux autres en Érythrée, nous n’étions ni très riches, ni très pauvres, nous faisions partie de la middle class ». Toujours est-il qu’il faut fournir un énorme effort financier pour pouvoir partir. Les passeurs prennent « environ 3.000 Euros par personne », abonde E. « Tu prends tout ce que tu as, tes économies, tes bijoux, parfois les gens vendent leur maison… ; toute la famille rassemble de l’argent. Ensuite, tu donnes ça au gars qui te fait passer la frontière. S’il y a un problème, lui, il sait où aller, il connaît les chemins pour se faufiler. Il va disparaître, car s’il se fait attraper, il ira en prison pour de longues années. Et la prison, c’est aussi la torture… donc, il va te laisser là. »
Tous les récits des jeunes Érythréen·ne·s de cette première étape du voyage se ressemblent : il faut marcher quand il fait nuit noire et surtout ne pas se faire remarquer. Pendant la journée, on se cache, car en s’approchant de la frontière avec l’Éthiopie, on est suspecté de vouloir fuir le pays, et on risque d’être dénoncé[3]. B. se rappelle du froid terrible et du bruit des hyènes, qui lui faisait très peur, et que sa soeur et elle se collaient à leur mère, une de chaque côté; quant à la cadette, la mère la transportait sur le dos. Tout près de la frontière, elles avançaient dans un lit de rivière asséché. En haut de la berge, soudain, des soldats. Malchance, car cela signifait que leur première tentative d’émigration avait échoué. Mais, observe B., finalement, le fait de se faire attraper par les soldats leur épargnait une autre destinée, bien pire. Une autre famille, la même nuit, avait réussi à avancer un peu plus. Ce que les fuyards ignoraient: il y avait des mines. Une personne de l’autre groupe y a laissé ses jambes. B. se souvient d’avoir entendu la détonation. « Nous, on était petites, donc les soldats nous ont laissées tranquilles », raconte B. à propos d’elle-même et de deux de ses sœurs. « Mais les deux aînées et ma mère, elles ont été menottées et elles ont dû dormir par terre. Il faisait froid… »
Retour à la case départ
Lors de la deuxième tentative, la famille a été séparée. Les deux filles aînées ont réussi à passer clandestinement la frontière, tandis que la maman et les trois cadettes étaient contraintes d’abandonner. Finalement, en 2019, profitant de l’accord de paix (fragile) signé l’année précédente entre l’Érythrée et l’Éthiopie, la maman de B., accompagnée de ses trois cadettes, a réussi à passer, elle aussi, la frontière. La famille a ensuite passé quelques mois dans un camp de réfugiés. B. ne sait plus combien de mois elle y était restée, mais elle sait que ses sœurs allaient à l’école là-bas. « Moi, je ne voulais que jouer. J’ai dit à ma mère qu’il y avait trop de soleil pour aller à l’école. » Elle se rappelle qu’elles ont obtenu une autorisation pour se rendre à Addis Abeba et que, de là, elles ont repris la route pour le Soudan.
Au Soudan, il fallait marcher encore, et toujours pendant la nuit. « Le trajet, oh là là… je me rappelle, on marchait et il faisait juste noir, et ça, c’est traumatisant. Une fois, j’ai vu une hyène. Le guide nous a dit : restez calmes, il y en a juste une, ça va passer… Et puis, on n’avait pas de sacs avec de la nourriture ou de l’eau : la seule eau qu’il y avait, c’était de l’eau par terre, dans un endroit où les animaux du village viennent boire. C’était dégoûtant… ici, au Luxembourg, parfois les gens ne veulent pas boire l’eau du robinet, ils disent qu’on ne sait pas d’où ça vient. Mais moi, je me souviendrai toujours de cette eau au Soudan. Ici, l’eau du robinet, elle est très bonne ! » De son côté, E. confirme que « de l’eau, il y en avait parfois par terre, tu pouvais boire, mais elle était sale. Elle n’était pas bonne. »
Errances nocturnes
Si la première partie du voyage était similaire pour B. et pour E., à partir du Soudan, ils ont pris des chemins différents. E. et sa mère avaient prévu de rester au Soudan, mais le conflit les a fait fuir en Ouganda, où ils ont réussi à prendre l’avion. Ils ont atteint l’Allemagne, et se sont rendus au Luxembourg ensuite. De leur côté, B. et sa famille avaient encore un long voyage à faire. Encore une fois, les deux sœurs aînées sont parties en éclaireuses. Pas volontairement, mais quand les groupes de réfugiés se mettent en marche, la nuit, « si on est chanceux la famille reste réunie, mais souvent, on est séparés. Tu ne vois pas où sont les autres. Tu suis les guides, s’ils te disent d’aller par là ou de t’arrêter, tu fais ce qu’on te dit. Et parfois, tu perds ta famille. » B. ne sait pas comment se passait la suite du trajet pour ses sœurs aînées, qu’elle a retrouvées au Luxembourg. « Elles n’en parlent pas. »
Après le Soudan, elle s’est retrouvée en Libye, ou le ravitaillement en eau était également compliqué : « Pendant la journée, il faisait extrêmement chaud. On était dans des camions… d’autres fois, on a marché pendant des heures, et il n’y avait que quelques petites bouteilles d’eau, mais il fallait partager : on buvait grâce à des pailles, et seulement très peu. Et il y avait des femmes enceintes, des enfants… Pour manger, on ne nous donnait que quelques dattes, et il fallait tenir toute la journée, rien qu’avec ça. Les personnes épuisées, on les abandonnait simplement sur la route. Je suis sûre qu’elles sont mortes. »
Trafic humain
Pour B., la pire des choses, c’est quand on leur demandait de payer les passeurs. En effet, s’il faut déjà payer très cher la personne qui vous fait passer la première frontière, d’étape par étape, on est « vendu » à un autre groupe de passeurs qu’il faut de nouveau payer, et ainsi de suite. Les guides les plus inhumains, B. les a rencontrés en Libye. « Là-bas, il y avait un garçon qui n’avait pas d’argent, il était venu juste pour tenter sa chance. Son père avait été soldat mais il était mort à la guerre, sa mère était pauvre. Il avait des frères et sœurs, il était le plus grand, alors il s’est dit qu’il allait essayer d’aller en Europe. Déjà au Soudan, il avait épuisé toutes les possibilités pour avoir de l’argent. Même ses amis ne pouvaient plus le récupérer, c’était trop risqué. Un Érythréen l’a alors aidé en lui disant : si tu veux travailler ici, tu dois prétendre que tu es sourd. Le garçon a dit : ok, je peux faire ça. Il a travaillé dur, et puis, ils sont partis en Libye ensemble. Son ami avait passé beaucoup de temps au Soudan, il avait pu économiser, mais lui n’avait pas assez. Il est arrivé en Libye, il ne parlait pas arabe, il était pauvre, il avait faim, il avait soif, il a dit : je suis jeune, j’ai des forces, je peux travailler pour gagner de l’argent. Cela ne suffisait pas.
Le pire, c’est que quand tu décides de traverser la mer, tu vas voir les guides, ils te demandent de l’argent, ils te disent : c’est mille euros, et tu les payes. Alors, il te disent : la semaine prochaine, nous allons t’emmener vers la mer et tu payes encore une fois mille euros pour aller sur un bateau. Mais ils ne t’emmènent pas vers le bateau, ils te vendent encore une fois. Ils te mettent dans une voiture et ils te transportent dans un bâtiment, c’est comme une maison mais c’est tout petit, noir et sale. Et quand tu es là-bas, ils te disent : « Maintenant, appelle, et dis qu’il faut payer : à ton frère ou à ton oncle, ta mère… n’importe qui, mais tu dois payer. Et là, tu dois payer six mille, dix mille, vingt mille… Ce garçon-là, il n’avait pas les moyens. Sa mère est pauvre, et il n’y avait pas d’oncle pour payer. Il leur a dit : je n’ai pas les moyens, mais ils lui ont dit : non, t’es un menteur, appelle ta mère, appelle ton frère… puis, ils ont dit : lui, c’est un exemple pour vous. Si vous ne payez pas, on va vous faire ce qu’on fait à lui. Ils ont allumé une bouteille en plastique avec un briquet, ils lui ont enlevé ses vêtements et ils lui ont mis le plastique fondu sur le dos. Et ça fait mal… même juste l’entendre, ça fait… ouffff, je n’ai rien vu, dieu merci, mais j’ai entendu. »
Tortures et mises à mort arbitraires
B. a, elle aussi, été emprisonnée en Libye jusqu’à ce que sa famille ait rassemblé assez d’argent pour que sa mère, ses sœurs et elle puissent finalement entamer la traversée de la Méditerranée. Un autre jeune Érythréen lui a raconté que les brûlures au plastique, c’était « normal », cependant, lui aurait vu, au moment où on l’emprisonnait, par une porte entrouverte, une tête coupée sur le sol. « Il était terrifié ». Cette histoire peut paraître invraisemblable. Pourtant, un autre jeune qui a réussi à atteindre le Luxembourg, affirme avoir été, lui aussi, emprisonné dans une petite cellule en Libye. À côté de lui, un homme gisait par terre. Le garçon a bientôt constaté que la personne était, en fait, morte. Il passait ainsi plusieurs jours à côté de ce cadavre. Il n’osait pas se plaindre, car « on nous frappait de toute façon, mais si on parlait, on nous frappait encore plus. »
Si les pires tortures ont été épargnées à B., elle a tout de même assisté à des scènes de cruauté terrible. Un garçon ligoté des mains et des pieds, pendu la tête en bas et dont on frappait le dos et le ventre à coups de bâton. Des familles exposées toute la journée au soleil, sans eau ni nourriture. Des prisonniers affamés, à qui on donnait un morceau de pain mais sans détacher leurs mains, de sorte qu’ils soient obligés de s’entraider pour manger. Et surtout, les nombreuses violences sexuelles infligées aux femmes et aux jeunes filles. Déjà au Soudan, les chauffeurs des véhicules qui transportent les réfugiés ont l’habitude de « choisir » parmi leurs passagères celles dont ils abuseront pendant le trajet. Puis en Libye, des filles torturées devant les gens si elles ne se laissaient pas faire. Une jeune femme abusée par « tellement de monde qu’elle en est devenue folle. Elle est restée là-bas. Elle ne sait plus qui elle est. »
Violences sexuelles massives
La mère de B. ordonnait à ses filles de toujours rester à l’intérieur de leur cellule, de se couvrir la tête et le visage, de ne jamais lever les yeux, d’éviter d’attirer l’attention. « En Éthiopie, c’était bien, je pouvais jouer, je pouvais sortir… au Soudan et en Libye surtout, on est restées enfermées, c’était horrible. On avait du mal à respirer. On y est restées longtemps… » B. estime que c’est parce qu’elle était encore une enfant à ce moment-là qu’elle n’a, elle-même, pas été victime de violences sexuelles. Elle évoque encore le cas d’une fille de 12 ans, violée alors qu’elle n’avait pas encore eu ses règles, et qui est tombée enceinte par la suite. « Elle ne savait même pas que cela pourrait lui arriver. » Pour lui faciliter la vie, la famille de cette fille, arrivée entretemps en Europe, prétend que l’enfant dont elle a finalement accouché est son frère, pas son fils. B. insiste : « Les violences sexuelles, il ne faut pas croire que cela n’arrive qu’aux filles, ou aux femmes. Les garçons et les jeunes hommes sont, eux aussi, souvent victimes d’abus sexuels. »
« C’est Dieu qui nous a sauvées… »
Quand le reste de l’argent exigé de la part de la famille de B. a finalement été payé, elle a pu traverser la mer, avec sa mère et ses deux autres sœurs. Le bateau était petit, et les passagers très nombreux. Elle se trouvait tout en bas, elle n’a rien vu de tout le trajet. Ses yeux se remplissent de larmes dès qu’elle évoque cette étape, terrifiante également, du voyage. « C’est Dieu qui nous a sauvées », se contente-elle finalement de dire.
En Italie, la famille a été accueillie dans un foyer. Un oncle qui avait contribué à les faire sortir de la Libye leur a conseillé d’aller au Luxembourg, ce qu’elles ont fait.
De l’Italie au Luxembourg, le voyage s’est poursuivi en bus. Grâce aux réseaux sociaux, la famille s’est ensuite retrouvée. Les deux sœurs aînées s’étaient entretemps installées en Belgique.
Arrivées au Luxembourg en pleine période de Covid, B., sa mère et ses deux autres sœurs ont d’abord été logées pendant une semaine dans un hôtel, puis dans un foyer. Elles ont été relogées plusieurs fois depuis, elle a vécu notamment deux années au Don Bosco au Limpertsberg. « De tous les foyers, c’était le pire : les toilettes étaient tout le temps cassées… moi, j’ai eu de la chance d’avoir été un enfant, car il y avait une douche au premier étage uniquement pour les enfants. Les adultes, ils devaient aller dans un container, dehors, pour prendre une douche. En hiver, il faisait froid… »
Une communauté qui ne dérange pas
Il y a un peu plus d’un an, la famille, aidée par une association, a pu être relogée dans une maison. C’est temporaire. Le père, en ce moment, suit des cours pour essayer de trouver un travail par la suite. La mère travaille, son salaire sert à payer le loyer ; avec les allocations familiales, la famille arrive à payer pour la nourriture. « Les Érythréens jeûnent beaucoup », dit B..
Elle remarque que les Érythréen·ne·s qui ont réussi à atteindre l’Europe sont, en général, des gens qui restent très calmes. On ne les remarque pas, il y a d’autres réfugié·e·s qui, par exemple quand ils voient leur assistant·e social·e, réclament de l’aide, se plaignent, exigent qu’on mette à disposition un logement décent, que leur dossier avance. Les Érythréen·ne·s ne se comportent pas de la même façon, dit B., ce que E. confirme : « Il y a beaucoup d’Érythréens ici, mais ils sont discrets. » Pour B., « c’est parce qu’ils ont déjà vécu toute une vie de misère pour venir d’Érythrée jusqu’ici. Ils ne veulent pas s’attirer d’ennuis. Ils sont impatients d’aller travailler car ils ont fait la promesse d’envoyer de l’argent aux parents pauvres qui sont restés en Érythrée, et à ceux qui attendent de pouvoir quitter la Libye. Ils veulent donc se mettre à travailler rapidement, et ne pas perdre de temps avec des petites choses. »
Surtout, ne pas causer de problèmes
Dans ce sens, ils « ne causent pas de problèmes », mais donnent facilement l’impression d’être renfermés. B. est consciente que la plupart des Luxembourgeois·es ignorent ce que les réfugié·e·s érythréen·ne·s ont vécu, et s’ils tolèrent leur présence, ils ne s’intéressent pas vraiment à cette communauté. Elle ne leur en garde aucune rancune. « Moi, ça va, j’ai une vie stable maintenant, c’est plus que je pouvais espérer. Si tu viens en Europe, c’est pour avoir une vie plus belle qu’en Érythrée, c’est pour rendre fière la famille qui est restée là-bas, les oncles et les tantes qui ont payé pour toi… »
Elle poursuit sa scolarité dans un lycée luxembourgeois ; son objectif est de devenir infirmière : « Ça ne sert à rien d’avoir dû vivre tout ça, d’avoir tant souffert, pour ensuite ne rien faire de sa vie. Il existe un proverbe en tigrigna : tu peux étudier pendant sept ans ou alors rester bête pendant soixante ans… si je veux devenir infirmière, c’est parce que je veux sauver des vies… parce que j’ai vu des vies perdues. Aussi, j’aimerais retourner un jour en Érythrée et leur montrer que j’ai bien fait. » En été, elle effectuera un job étudiant dans un restaurant « pour pouvoir envoyer de l’argent en Libye, pour aider à sauver quelqu’un qui est là-bas. »
[1] L’Érythrée est devenue indépendante en 1991, et officiellement un État en 1993, avec à sa tête le président Issaias Afeworki qui dirige le pays de main de fer jusqu’à aujourd’hui. https://fr.africanews.com/2023/05/23/lerythree-regime-autoritaire-de-la-corne-de-lafrique/
[2] Selon l’ONU, il existe en Érythrée un système de circonscription forcée à durée indéterminée. De graves violations des droits de l’homme sont commises au sein de l’armée, de plus, on punit les familles des déserteurs. https://news.un.org/fr/story/2025/02/1153486
[3] Les relations entre l’Érythrée et l’Éthiopie sont extrêmement tendues. L’indépendance de l’Érythrée avait été obtenue au prix d’une guerre sanglante. Un nouveau conflit entre 1998 et 2000 a fait des dizaines de milliers de morts. Après de nombreuses tensions, un accord de paix « historique » a été signé en 2018. https://news.un.org/fr/story/2018/09/1023722 Mais depuis la fin de la guerre du Tigré (2022), les tensions sont de nouveau très fortes. https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251008-l-ethiopie-accuse-l-erythrée-de-se-préparer-activement-à-une-guerre-contre-elle

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